Pédago Tour 2019 « Apprendre à apprendre »

Pédago Tour 2019 « Apprendre à apprendre »

Suite au succès remporté par ses conférences en 2018,  Éric Collin lance son « Pédago Tour 2019 ». Déjà 8 villes programmées dans des salles limitées à 70 places pour favoriser la proximité et l’échange avec son public.

Rennes-Brest-Lorient-Nantes-Bordeaux-Strasbourg- Lyon-Marseille

  • 1h30 de conférence ponctuée d’exemples, d’anecdotes et d’exercices interactifs
  • 30 minutes de questions/réponses
  • A l’issue nous poursuivons nos échanges autour d’un verre en toute convivialité

Les premières villes auxquelles vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire :

Nantes :       7 mars – 19h00 au Hub Créatic

Renseignements, contact et inscriptions sur :

https://www.billetweb.fr/apprendre-a-apprendre-nantes

Brest :          4 avril – 19h30 au centre de Keraudren

Renseignements, contact et inscriptions sur :

https://www.billetweb.fr/apprendre-a-apprendre-brest

Pourquoi cette conférence?

Nous apprenons tout au long de notre vie. C’est une nécessité de plus en plus prégnante dans notre société de la connaissance. Les jeunes, pour acquérir des savoirs, des savoir-faire, mais aussi pour faire des choix d’orientation scolaire et professionnelle. Pour nous adultes, l’apprentissage est aussi au cœur de nos préoccupations, que ce soit à titre professionnel ou personnel.

Les sciences cognitives de l’apprentissage nous apportent un éclairage nouveau: comment fonctionnent la mémorisation (consolidation), la compréhension ? Pourquoi certains semblent plus doués que d’autres ? Je dis « semblent » car les premiers résultats d’application des sciences cognitives dans le monde éducatif montrent que tous les élèves sont en capacité de réussir.

Une certitude : contrairement aux idées reçues en la matière, il n’existe pas de mauvais élève ! Tous ont la capacité de réussir. Il faut juste leur donner les moyens d’apprendre, favoriser ce processus naturel et spontané,  notamment au travers l’engagement actif et l’attention.

Cette conférence vous apportera des éléments concrets pour apprendre à apprendre de façon performante, retrouver le plaisir d’apprendre, et ainsi donner toutes leurs chances de réussite aux apprenants,  jeunes ou adultes. 

Elle est destinée aux enseignants et plus généralement à tous les acteurs éducatifs, mais aussi aux parents d’élèves, aux enfants eux-mêmes, et enfin aux adultes qui s’intéressent aux processus d’apprentissage.

Le but est que vous ayez des clés de compréhension simples et des outils concrets pour accompagner vos élèves, vos enfants.

A très bientôt donc dans une de nos belles villes de France.

Eric Collin, fondateur et dirigeant de « Collin formation »

La synergologie au profit de l’apprentissage

La synergologie au profit de l’apprentissage

Dans les formations de formateurs, nous évoquons l’importance du langage corporel, mais qu’en savons-nous vraiment ? Nos connaissances dans le domaine, sont souvent le reflet de certitudes bien ancrées voire de quelques mythes.

En neurosciences cognitives, nous parlons souvent de « neuromythes », nous pourrions en langage corporel, tout autant parler de « synergomythes ».

L’IES* Paris 8ème forme à la synergologie. Une discipline fondée par Philippe Turchet au début des années 80. Mais qu’est-ce que la synergologie ? En quelques mots, c’est l’étude et le décryptage du langage corporel. https://www.institut-synergologie.eu/

J’ai eu la chance, il y a une semaine de découvrir au travers une formation, l’étendue de cette discipline et depuis je réfléchi aux  applications que nous pourrions en faire dans le domaine de la formation.

Une première application me vient à l’esprit : le travail sur l’attention de l’apprenant.

L’attention est le premier critère de réussite de l’apprentissage, au point que tout enseignant, tout formateur soit en constante recherche de méthodes pour susciter et maintenir l’attention des apprenants.

Et si nous nous intéressions encore plus à eux, en écoutant ce qu’ils ont à nous dire au travers leur langage corporel, plutôt que de rechercher un « oui » à la question trop souvent posée, « tout le monde a compris »? Car souvent derrière un oui verbal, le corps dit non, encore faut-il être capable de le détecter.

Durant cette formation, notre formateur Sébastien Franki  a été d’une écoute remarquable de chacun d’entre nous. Bien au-delà de nos mots, ce sont nos expressions corporelles complètement  inconscientes qui ont guidé notre formateur pour maintenir notre attention durant des heures. La surcharge cognitive n’avait qu’à bien se tenir, notre formateur la voyait arriver avant même que nous en ayons nous-même conscience.

Alors,  changement de posture pédagogique, changement de rythme, mise en situation, sont bien sûr les clés de voute du maintien de l’attention, mais il me semble qu’en y ajoutant une touche d’analyse du langage corporel des  apprenants, nous serions en mesure de décuplez alors l’effet.

En d’autres termes,  le feedback que nous envoie l’apprenant  – sa tête qui fait oui et son corps qui dit non – c’est en repérant d’éventuels signes de doute, de stress, d’intérêt ou pas, qu’il devient possible de changer le cours de la relation.

Enfin, je tiens à souligner l’investissement remarquable de Sébastien, qui après lui avoir venté de façon tout à fait informelle les bénéfices de l’outil Kahoot (article à venir semaine prochaine), nous a fait travailler notre remémoration, susciter notre intérêt et développer l’émulation dans notre groupe d’apprenants, au moyen de l’outil et ce dès le lendemain.

C’est ça prendre des risques et sortir de sa zone de confort pour l’entière satisfaction des apprenants.

Encore merci et bravo.

 

Apprendre à apprendre et développer son autonomie

Apprendre à apprendre et développer son autonomie

Pour la deuxième année consécutive, le lycée Jean Paul II de St Grégoire (35) octroie deux heures aux élèves de seconde pour suivre une conférence sur le thème « apprendre à apprendre » auquel cette année nous avons ajouté le développement de l’autonomie.

L’idée en filigrane, est que l’apprenant sera mieux armé pour comprendre ce qui lui est demandé en termes d’apprentissage, de révisions, de devoirs maison et qu’il saura mieux s’organiser dans son travail en dehors des heures de cours, si il connait à minima le fonctionnement de son cerveau en phase d’apprentissage.

Vous l’avez compris, les sciences cognitives de l’apprentissage ont toute leur place dans cette conférence, même si elles ne servent qu’à expliquer au moyen de preuves scientifiques ce que les sciences de l’éducation conseillent déjà depuis très longtemps.

Pas moins de 272 élèves étaient présents cet après-midi, curieux et parfois étonnés de découvrir qu’apprendre et comprendre sont deux choses différentes, qu’apprendre demande des efforts, que sans attention et sans répétition il n’y a pas d’apprentissage, et que des méthodes simples qui ont fait leurs preuves peuvent les aider à travailler mieux et avec plus de sérénité.

Mais au-delà des fondamentaux qui leur sont délivrés, qui s’avèrent indispensables notamment en classe de seconde car ils rentrent en secondaire, qu’ ils ont une voie à choisir en fin d’année et qu’ ils préparent déjà le bac et les études supérieures futures, ce qui est le plus prégnant durant ces deux heures c’est la prise de conscience qui s’opère chez certains apprenants. Ils réalisent alors qu’ils sont les propres acteurs de leur attention, de leur engagement actif, de leur mémorisation et qu’ils ont des marges de progrès dans ces domaines au prix certes de quelques efforts .

Durant ces deux heures nous leur avons donné des méthodes et des outils pour améliorer leur mémorisation, en expliquant grâce aux avancées scientifiques et notamment l’imagerie médicale, les phénomènes biologiques qui s’opèrent permettant ainsi une mémorisation beaucoup plus efficace dans le temps.

ANKI, cartes mentales, Socrative, fiches de mémorisation, reprises expansées n’ont plus de secret pour ces 272 jeunes pousses qui filent vers le bac, les études supérieures et une vie professionnelle que je leur souhaite bien remplie et enrichissante.

Mais il reste tant à faire. Les élèves sont informés de leur méta-cognition, mais la relève doit être prise en classe par les professeurs (voir l’article du 3 sept 2018 « les sciences cognitives s’invitent en classes prépa » https://www.collin-formation.fr/sciences-cognitives-et-classes-preparatoires-2/ ) par l’application de méthodes simples : le fléchage des essentiels, la mémorisation en classe à l’aide de Socrative, Kahoot, Quizlet et bien d’autres.

Et puis, nous ne le dirons jamais assez, les parents ont un rôle primordial à jouer pour que ce cercle vertueux, enfant-parent-professeur porte ses fruits.

C’est ce que « Collin formation » construit au jour le jour au travers ses interventions dans les établissements scolaires auprès des élèves et des accompagnements des enseignants.

Pour début 2019, et ce dès janvier, « Collin formation » prépare son « Pédago Tour »: Brest, Rennes, Caen, Rouen, Strasbourg, Lyon, Marseille, Bordeaux et Nantes.

Un « Pédago Tour » sur le thème « Apprendre à la lumière des sciences cognitives », destiné aux parents d’élèves et leurs enfants, des conférences de deux heures dans des salles ne dépassant pas 50 à 70 places afin d’assurer un réel échange entre le présentateur et la salle sur les méthodes et les outils qui ont fait leurs preuves dans les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur.

A très bientôt donc dans une de ces belles villes de France.

Eric Collin, fondateur et dirigeant de « Collin formation »

 

La prise de parole en public, apprentissage et plaisir garantis.

La prise de parole en public, apprentissage et plaisir garantis.

La prise de parole en public, apprentissage et plaisir garantis.

Je vous invite à visualiser le TEDx de Pascal Haumont à l’institut Mines Télécom sur la prise de parole en public.

https://www.youtube.com/watch?v=3LCIQj5Bf7E

Un vrai moment de plaisir, j’ai ri, j’ai appris et j’ai mémorisé, car Pascal a joué sur le registre des émotions.

Au-delà des messages qu’il transmet , à savoir qu’un orateur se doit d’enfiler le masque de l’enthousiasme, de la passion et du partage et que la confiance en soi, ça se conquière, ce que je souhaite saluer, c’est la démonstration qu’il donne que l’apprentissage et le plaisir sont et doivent être intimement liés.

15 minutes de détente et d’excellents conseils sur la prise de parole en public.

Initiez-vous aux sciences cognitives de l’apprentissage avec QUIZLET.

Initiez-vous aux sciences cognitives de l’apprentissage avec QUIZLET.

Dans notre MOOC « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives » session 1 de mars 2017, les auditeurs (pas moins de 14 000) nous ont demandé la mise en ligne d’un glossaire.

Mis en place à la session 2 de décembre 2017 et repris bien évidemment sur le site http://sciences-cognitive.fr  pour une meilleure accessibilité de tout à chacun, ce glossaire a été transformé en QUIZLET à l’initiative de Valérie Debeaux. Je lui adresse toutes mes félicitations pour cette excellente initiative.

Particulièrement captivant pour tout formateur ou enseignant voulant s’initier aux sciences cognitives de l’apprentissage, vous y trouverez sous des formes d’apprentissage différentes les 92 fiches du glossaire. Au-delà de comprendre et mémoriser vous aurez la possibilité de vous tester sous différentes formes, de la dictée, au « glissé-déposé » en passant par la compétition par équipes, la collaboration, c’est plus que bien fait.

Ci-dessous le lien et bonne initiation ou bonne consolidation.

https://quizlet.com/309913362/glossaire-sciences-cognitives-dapres-le-site-sciences-cognitivesfr-flash-cards/

Je note de façon récurrente que les utilisateurs de Quizlet n’utilisent pas Anki et et l’inverse est également vrai pour les utilisateurs de Anki. Si ce sont deux outils de mémorisation, ils ne servent pas le même objectif pédagogique.

Quizlet de par sa convivialité et son côté intuitif  favorise l’implication active, les compétences collaboratives au-delà du fait de comprendre, mémoriser et réviser.

Anki, quant à lui, embarque un algorithme qui permet d’individualiser la mémorisation de l’apprenant en l’interrogeant à des rythmes espacés en fonction de ses bonnes ou mauvaises réponses.

Quizlet et Anki sont complémentaires, le premier travaille sur  l’apprentissage massé en vue d’un examen proche, le second profite plus à la mémorisation à long terme par la répétition espacée, la récurrence du rappel et l’individualisation de la révision.

Testez les deux, et donnez votre avis.

Pour plus d’informations :

Les neurosciences cognitives dans la classe : JL. Berthier, G. Borst, M. Desnos et F.Guilleray

Sciences cognitives et classes préparatoires

Sciences cognitives et classes préparatoires

Les sciences cognitives s’invitent en classes préparatoires

 

3 septembre 2018, rentrée des près de 12 millions d’élèves, c’est dès juin que nous l’avons préparée.

En effet, 14 juin 2018, lycée militaire d’Aix en Provence (LMA), une journée studieuse s’annonce pour les  70 professeurs de ce prestigieux établissement, une journée pédagogique sur le thème des sciences cognitives de l’apprentissage. (suite…)

Apprentissage informel et sciences cognitives

Apprentissage informel et sciences cognitives

Pourquoi l’apprentissage informel est-il pertinent et que nous disent les sciences cognitives sur ce sujet?

Avant de répondre à cette question, il convient de définir ce qu’est l’apprentissage informel. 

Vous avez tous en tête le modèle 70/20/10 qui explique que seulement 10% de notre apprentissage se fait de manière formelle, 20% par le biais de notre entourage et 70% à travers nos expériences et nos pratiques. 

Par apprentissage formel, il faut entendre les formations structurées, organisées, répondant à un programme et à des objectifs métiers précis. 

Par apprentissage informel, la formation non structurée, non organisée, où l’apprenant fixe lui-même ses objectifs et détermine si son apprentissage a été atteint. 

La tentation est grande de les opposer, alors qu’ils sont totalement complémentaires. 

La plupart des situations d’apprentissage ont des aspects formels et informels.

L’APEC (l’agence pour l’emploi des cadres) décrit la formation des cadres par la combinaison de formations formelles et informelles. Par formation informelle l’APEC entend les modalités pédagogiques suivantes : autoformation par la pratique, répétition, observation et mimétisme, acquisition de compétences grâce à des tiers, recours aux autres, à l’entourage dans et hors de l’entreprise, activité extraprofessionnelle, autoformation par les médias traditionnels, salons professionnels, intranet et Internet. 

Dans ce cas l’apprentissage informel s’inscrit dans une logique de continuum.

 

Mais en quoi l’apprentissage informel est-il pertinent et que nous disent les sciences cognitives sur ce sujet ?

Reprenons quatre points fondamentaux des sciences cognitives de l’apprentissage:

1/ L’engagement actif : 

Stanislas Dehaene et il n’est pas le seul, précise que l’engagement actif de l’apprenant est en effet essentiel pour que celui-ci apprenne et mémorise. 

En considérant qu’il n’y a plus un détenteur unique du savoir et de la connaissance mais un échange de savoirs, de compétences et d’expériences entre individus qui prennent tantôt le rôle d’apprenants et tantôt celui de pédagogue, voilà un bel exemple d’engagement actif ?

 

2/ Le retour d’information, le feedback proche, le droit à l’erreur : 

Dans la pratique quotidienne, l’activité de travail peut être l’occasion d’expérimenter et donc d’avoir le droit à l’erreur, facilitant alors les échanges et les partages entre pairs. 

Mieux encore, dans certaines organisations apprenantes, l’erreur n’est pas sanctionnée, arguant du fait que l’expérience vécue, doit être partagée pour éviter qu’elle ne se reproduise avec des conséquences plus graves. Certains métiers, comme les militaires ou les pompiers, mais pas que, parlent de 3A, l’Analyse Après Action, c’est en quelque sorte comme une introspection collective. 

3/ L’apprentissage sur le temps long : 

L’apprentissage informel n’est plus considéré comme un événement mais se produit de manière continue dans le quotidien professionnel et personnel de chacun, permettant ainsi un meilleur ancrage mnésique. 

4/ La mémorisation et notamment la planification de reprises expansées : 

Exemple même de complémentarité avec l’apprentissage formel. La répétition d’une tâche ou l’échange d’idées dans une même communauté de pratiques, favorisent la réflexion, l’auto-évaluation et permettent de conscientiser l’apprentissage et donc son réel ancrage. 

C’est ce que nous appelons chez COLLIN Formation, l’accompagnement après formation.

Quatre points qui jouent en la faveur de l’apprentissage informel.

Enfin ce qui rend l’apprentissage informel pertinent par-dessus tout, c’est l’utilisation des situations de travail comme moyen de formation, nous pensons bien sûr au compagnonnage, au tutorat, où l’apprenant fonctionne par imitation, par observation et pratique répétitive, l’adulte apprend en s’appuyant sur des réalités concrètes. 

Et reconnaissons qu’il développe le sens de l’initiative, l’auto-efficacité, l’intérêt envers sa profession et la volonté de se perfectionner.

Alors, durant  la période que nous traversons, où il est vital pour les adultes d’apprendre pour s’adapter aux rapides changements d’environnements, où  l’essor des nouvelles technologies dites sociales impactent nos rapports au savoir,  il est normal de reconnaitre que l’apprentissage, se forge au travers l’échange et le partage entre pairs (collaborateurs, collègues, expert, etc.) via les outils numériques, ou pas d’ailleurs.

Donc si la pertinence de l’apprentissage informel n’est plus à prouver, reste à définir quelles formes peut prendre l’apprentissage informel et comment intégrer l’apprentissage informel dans les formations plus formelle ?  (Sujet du prochain article)

Car souvenons-nous,  opposer ces deux formes d’apprentissage est une grave erreur, les combiner est à mon sens le doublé gagnant pour l’entreprise et ses collaborateurs.